Picot Camille

05 février 2016

Sylvia Plath

Pour mon anniversaire, un ami m'a offert un livre contenant les œuvres de Sylvia Plath. Jusque-là inconnue au bataillon, je me suis lancée, sachant que l'auteur avait tout pour me plaire, un talent étouffé par une époque et qui s'éteint en pleins vol. 

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J'ai dévoré la biographie qui commence le recueil. Elle est extrêmement bien faite, accompagnée d'extraits et de photos.

Sylvia Plath est une écrivain américaine né en 1932. elle a eu une scolarité brillante, lui valant un stage d'été comme éditrice du magazine de mode Mademoiselle avec un petit groupe d'étudiantes. L'univers superficiel et mondain de la mode féminine ainsi que les mauvaises relations que celle-ci entretiens avec sa directrice, qui ne manque pas de la critiquer, lui donnent angoisses et déceptions. Quand elle reviens chez elle, elle se retrouve tellement déprimée qu'elle doit subir un traitement aux électrochocs. Un mois après, Sylvia fait une tentative de suicide et restera internée jusqu'à la fin de l'année.

"Le Dr Gordon fixait deux plaques de métal de chaque côté de ma tête. Il les a maintenues en place avec des attaches qui me sciaient le front, puis il m'a donné un fil métallique à mordre. J'ai fermé les yeux. Il s'est produit un bref silence, comme un souffle intérieur. Puis, quelque chose s'est abaissé pour m'emporter et m'a secoué comme si c'était la fin du monde. Whiii-ii-ii-ii-ii, cela me vrillait à l'intérieur comme dans un espace parcouru d'éclairs bleus, et à chaque éclair de grandes secousses me rossaient jusqu'à ce que je sente mes os briser et la sève me fuir comme celle d'une plante sectionnée.

Je me suis demandé quelle chose terrible j'avais bien pu commettre."

La cloche de verre, chapitre XII

 

Sylvia travaillera d'arrache-pied pour s'en sortir, faire sa place sur la scène littéraire américaine. Mais les années 50 n'étants pas les plus bienveillantes avec les femmes cherchant à s'affranchir, elle sera sans cesse confrontée aux insuccès à la différence de ces homologues masculins (dont son mari). Après une suite de désillusions (autant professionnelles que amoureuses), Sylvia Plath mettra fin à ses jours à 30 ans, en s'étouffant au gaz de la cuisinière, en ayant en préalable beurré les tartines de ces enfants, les avoir laissé près de leurs lits, puis avoir ouvert la fenêtre et calfeutré la porte.

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Si j'ai dévoré l'unique roman que Sylvia Plath, La Cloche de Verre (qu'on peut trouver aussi sous le nom La Cloche de Détresse, Anaïs Nin ayant elle aussi écrit un livre se nommant La Cloche de Verre), j'ai été moins réceptive à ces poèmes. Parce que l'édition que je possède ne nous donne que les traductions françaises. Je suis loin d'être bilingue mais je pense que la poésie étant plus un Art des mots qu'un art du sens.

Il me reste encore pas mal de chose à lire, je déguste avec parcimonie chaque morceau. Faisant des pauses régulièrement pour en avoir encore à lire.

En conclusion, Sylvia Plath est une artiste trop méconnue dans notre pays, que j'ai envie de vous faire découvrir. C'est une sensibilité exacerbée, intéressante et révoltée qui est extrêmement actuelle.

"Dans le fond des forêts votre image me suit.
RACINE

There is a panther stalks me down:
  One day I'll have my death of him;
  His greed has set the woods aflame,
He prowls more lordly than the sun.
Most soft, most suavely glides that step,
  Advancing always at my back;
  From gaunt hemlock, rooks croak havoc:
The hunt is on, and sprung the trap.
Flayed by thorns I trek the rocks,
  Haggard through the hot white noon.
  Along red network of his veins
What fires run, what craving wakes?"

The Pursuit, Sylvia Plath

 

 

Sylvia Plath, Œuvres, édition Quarto Gallimard.

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01 février 2016

Kiss Me Deadly de Robert Aldrich

Kiss Me Deadly est un des films les plus connu de Robert Aldrich. Il est sortie en 1955 au moment où les studio de cinéma s'essoufflent, et seront, quelques années plus tard, réveillés par le mouvement du "Nouvel Hollywood". On sent déjà la volonté d'Aldrich dans ce film de s'extraire du carcan des studios et de leur Code Hays. Pour cet article je vais essayer d'ouvrir un maximum de pistes sur ce film, afin d'en avoir une vision la plus complète possible. Je pense que c'est quelque chose que je fais naturellement déjà dans mes articles. Mais suite à une conversation avec un ami sur "la critique de film", je me suis rendue compte que c'est ce qui me plaisait le plus. Ouvrir des voies, chercher des significations, noter des coïncidences, etc.

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Une paire de jambe nues qui courent sur l'asphalte. Des halètements. Une jeune femme vêtue seulement d'un trench, tente d'arrêter les automobilistes. Après plusieurs échecs, elle se place au milieu de la route et stoppe la voiture de Mike Hammer. Le générique commence (à l'envers) sur une musique de Nat King Cole accompagné des sanglots de la jeune femme. Elle est belle et intelligente, fuit on-ne-sait-qui, elle a peur. Il est détective, bourru et vaniteux, juste assez pour qu'on appelle ça du charme. 

Mais ils sont rattrapés par un groupe d'hommes. Après avoir torturé et tué la jeune femme et laissé Mike Hammer pour mort dans un faux accident de la route. 

Trois jours après, notre détective se réveille à l'hôpital entouré de Velda, secrétaire et amante, et de Pat, un ami flic. Obsédé par ce qu'on veut lui cacher et qui a coûté la vie à la jeune femme, Mike entame alors son enquête parsemée de vamps, de gens terrorisés et de gens qui terrorisent. 

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Ce qui m'a d'abord impressionné dans Kiss Me Deadly, c'est l'importance des références. D'abord des références aux arts, de façon élargie:

La musique est bien sûr très présente par la bande son, cependant elle est souvent diégétique, c'est à dire que sa présence est justifié par une radio, un tourne disque, un groupe de jazz. Il y a un personnage de chanteur d'Opéra, à un moment, fasciné par la musique. Le premier plan où on le voit, il habite dans une sorte de mansarde où pendent des vêtements à droite à gauche, est une référence à l'Opéra. Vous avez d'un coté du cadre, le chanteur en train de chanter, un pantalon pendu qui fait office de rideau de théâtre puis Mike Hammer comme spectateur (en coulisse? en loge?). 

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De même qu'à un moment on voit une chanteuse dans un club de Jazz, celle-ci fait ensuite une apparition peu de temps après comme personnage. Ce qui, à mon avis, est une manière de se rapprocher d'un cinéma plus réel, ce qui sera, plus tard, l'apanage du "Nouvel Hollywood".

La danse, la peinture et la poésie sont évoqué par petite touche. Que ce soit Velda qui fait ses exercices à la barre, tous un plan travelling sur les œuvres contemporaines d'un collectionneur ou un poème de Christina Rossetti.

Mais le film s'accorde aussi à évoquer les arts plus élargies. Je dis "art" parce que je pense que si vous poussez une pratique, une culture au point de passion, il en ressort forcément quelque chose de plus ou moins "artistique". Ici il s'agit de boxe et d'automobile. Deux intérêts qui font la caractéristique des détectives à la testostérone. Plusieurs fois, on nous souligne que Mike est un as de la boxe. Une séquence nous montre une discussion entre Mike Hammer et un entraîneur de boxe. Cette séquence est intéressante car devant la beauté de la boxe d'une nouvelle recrue, l'art pur, Mike évoque le fait qu'avec une enveloppe pleine de billets, il ne pourra pas s'empêcher de se coucher. Et là on peut entamer un débat sur l'argent et l'art.

Mais il y a surtout beaucoup de référence à la mythologie et à la religion. Elles sont assez évidentes, surtout que le MacGuffin du film est une référence à la boîte de Pandore. Il y a dans les bonus du dvd que j'ai emprunté (l'édition 2013 des édition Carlotta) un intéressant entretiens "Désintégration" avec Philippe Rouyer qui en parle très bien. 

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Si je me suis tant attardée sur cette liste de références c'est car elle me permet de justifier en quoi, Kiss me Deadly est un film charnière dans le cinéma américain. C'est un polar qui utilise toutes les ficelles du genre mais en cherchant le renouveler. 

D'abord en lui donnant une plus grande promiscuité avec la réalité. Par exemple quand Velda fait son sport ou en plein cauchemar, elle transpire. Le film nous montre des personnages féminins non magnifiés, qu'elles soient habillés seulement de trench ou de peignoir sale, décoiffées, elles sont présentées tel quel. Ce qui me semble assez rare dans les films de studio.

Et puis en donnant tous un background de références littéraires et artistiques à son film, Aldrich intensifie le polar. En l'ouvrant à d'autres domaines, il sort celui-ci de son vase clôt auto-référencé. Par exemple, le MacGuffin du roman dont est issue le film, devait être un simple sac de drogue. En changeant celui-ci par quelque chose de plus "préoccupant" durant la guerre froide. D'ailleurs Aldrich sème ici et là dans son film des indices sur ce qu'est cet objet. Philippe Rouyer conseille d'ailleurs de re-regarder Kiss me Deadly pour avoir le plaisir de voir ces indices. Et je crois qu'il a raison.

Il y a aussi dans la façon de filmer d'Aldrich un côté labyrinthique. On l'a déjà dans le scénario avec une accumulation de noms (ce qui est suffisant pour me paumer). Dans les images ça donne une succession de portes, d'escaliers, de rues inconnues. Dans les propos de Phlippe Rouyer (cet entretiens est vraiment très complet) on apprend que dans le livre l'action se passe à New-York qui est une ville reconnaissable, cinématographique. En transposant l'action sur la côte Ouest, Aldrich arrive à perde son film. La ville est plus étendue. Je ne crois pas qu'il y est de vrais indicateurs sur le nom de la ville, peut-être un ou deux. On se doute que ce soit Los Angeles, mais pas de références précises ne nous est donnée.

Pour finir, beaucoup de plans sont vraiment magnifique. Que ce soit le jeu des silhouettes en contre-jour ou le jeu des plongés/ contre-plongés pour la descente d'un escalier. 

Kiss Me Deadly est donc un film pivot à voir absolument. Pour le fond comme pour la forme. J'avais découvert Aldrich avec What Ever Happened to Baby Jane? qui est un de mes films favoris et que je vous conseille également.

Voici les liens une approche intéressante sur le film: Mon cinéma à moi, Interlignage, DvdClassik et Ephphata.

07 janvier 2016

Bonne année et premier flash love.

Bonne Année 2016! Prenez bien soin de vous, que cette année soit plus belle que la précédente, que l'amour triomphe de la barbarie.

J'espère.

Pour moi, l'année commence bien, tranquillement. Visionnage de film, tentative de projets, travail et dessin.

Et dans le lot, j'ai vu un superbe film de Nagisa Oshima, A propos des Chansons Paillardes au Japon.

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J'avoue, c'est d'abord le titre qui m'a interloqué. A propos des Chansons Paillardes au Japon est un film de 1967, tourné sans scénario pré-écrit et avec des acteurs amateurs. Je pense que ce film (Nihon Shunka-Ko en version originale) fait partie de ce renouveau du genre apparu de part le monde dans les années 60 avec la Nouvelle Vague en France, Le nouvel Hollywood aux Etats-Unis, etc. D'ailleurs le film est une Production Sozosha, maison de production créé par le réalisateur lui-même et ses amis, afin de promouvoir la création de "nouveaux films" au Japon.

A Propos des Chansons Paillardes au Japon raconte l'histoire de quatre lycéens, venu à Tokyo passer les concours d'entrée à l'université. Quatre branleurs en somme, plus occupés à relooker les filles et à penser au sexe qu'à réussir leurs exams. Surtout quand ils croisent en salle de concours une magnifique jeune fille dont ils ne connaissent que le numéro d'examen: 469. S'en suit toute une expédition qui les mènera au professeur Otake et aux secrets des chansons paillardes. 


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 La première chose qui m'a ébahi dans ce film ce sont ces plans. Tant au niveau du cadrage, que des couleurs ou de la lumière. Je suis restée scotchée. Je crois que ce format très allongé joue beaucoup, on a souvent ces impressions de "peintures" pendant le film. On retrouve ce genre d'images très construites chez Peter Greenaway. Si vous voyez le genre.

Et j'ai adoré l'histoire. En tant normal, je ne suis pas très fan des choses "sans scénario pré-établi". Souvent il y a un aspect contemplatif un peu "cache-misère" sans vrai volonté derrière, sinon celle de meubler. Je le sais, je suis la première à la faire. Et je me soigne. 

L'histoire a autant de ramifications possibles que de sujets abordés. Mêlant réalité, fantasme, histoire intime et publique, vision des genres et du désir, document politique et culture populaire. Plusieurs fois dans le film, j'ai eu l'impression d'être embarquée dans une histoire complètement différente. 

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En conclusion, si vous avez l'occasion de voir A Propos des Chansons Paillardes au Japon, regardez-le. Pour ma part, ça m'ouvre une nouvelle porte au nom d'Oshima, avec pleins de choses à découvrir. 2016, envoie du lourd.

 

Un lien ici, plus centré sur l'histoire.

Une critique de Kurosawa cinéma.

Et celle du Journal de Pok.

20 novembre 2015

Fluctuat Nec Mergitur - The Lobster

Suite au mail très gentil d'une personne suivant ce blog, je me suis dit que peut-être il fallait que je vous donne des nouvelles. Au moins vous dire que ça allait, que j'étais en vie, aussi bête que ça puisse paraître, et que tous mes amis vont bien. J'ai beaucoup de chance.

 

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© Instagram Joann Sfar

 

Lundi soir, j'ai été voir The Lobster de Yorgos Lanthimos. Je n'en pouvais plus de rester chez moi (en faisant une sieste, j'ai rêvé que j'allais faire une sieste, je me suis dit stop) et quand ma copine Rock & Doll m'a proposé un ciné, j'ai accourue. 

 

En plus le film a gagné le Prix du Jury au festival de Cannes (2015). Mon BFF l'avait vu et en était sortie très emballé. Du coup je dis banco!

 

On pourrait dire que le film est une dystopie, c'est à a dire le contraire de l'utopie, dans une société imaginaire difficile ou impossible à lire, pleine de défauts et dont le modèle ne dois pas être imité (exemple: 1984 d'Orwell). D'ailleurs il y a en ce moment à la médiathèque Françoise Sagan, une table remplie d'œuvres sur la dystopie pour la sortie du dernier Hunger Game au quatrième étage.

Donc on suit David (Colin Farrell), un homme qui vient de perdre sa femme dans une société où il faut absolument être en couple. Il part alors dans un hôtel pour rencontrer d'autres célibataires comme lui. Seulement on est loin, très loin d'un club Med qui sent le soleil, le sexe et la piña colada. C'est plus un internat avec uniforme, horaires aménagés et chasse aux solitaires (des rebelles qui vivent dans les bois). David a une quarantaine de jours pour trouver une partenaire, une fois le temps écoulé il sera transformé en l'animal de son choix.

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Disons le franchement, je crois que je n'ai pas apprécié ce film à sa juste valeur sur le coup. Les évènements du week-end, l'atmosphère qui s'en est dégagée, je n'étais pas dans les meilleurs conditions. Alors avec un peu de recul, je peut être plus objective sur ce que j'ai vu.

The Lobster est un très beau film. D'abord par sa réalisation, les images sont très belles, vraiment construites. L'utilisation des couleurs, de la lumière naturelle donne vraiment une identité au film. J'ai surtout beaucoup aimé toutes les questions que le film nous pose. Je trouve que le film met juste ce qu'il faut de fantastique pour nous interroger.

Le jeu des acteurs est particulier. Pour simplifier on pourrait dire qu'ils jouent "mal" mais ce serait passer à côté de tout le film. J'avoue que leur jeu n'a pas arrangé mes nerfs au moment du visionnage mais passons. Car ces personnages ne sont pas humains, ils n'ont aucunes émotions personnelles et leur comportement est uniquement motivé par la recherche d'un partenaire. De plus, on ne sait rien d'eux. La plupart n'ont pas de prénom et ont simplement une caractéristique, exemple: la jeune fille qui saigne du nez, la dame aux petits gâteaux, etc. Et quoi de plus difficile que de faire tomber amoureux des gens qui n'ont qu'un attribut pour toute personnalité. Surtout qu'aux yeux de la société, pour qu'un couple soit viable il doit avoir une distinction commune, exemple: les deux partenaires doivent boiter. 

Et c'est génial, parce qu'à vouloir théoriser le sentiment amoureux, lui donner des règles, Yorgos Lanthimos nous en donne une des plus belles définitions. Du meilleur comme du pire. Je ne préfère pas trop en dire, pour vous laisser la surprise. Hormis les renseignements que mon BFF m'avait donné je n'avais aucun autre élément de connaissance sur le film. Et je crois que ça a été un atout pour l'immersion, même si sur le coup ça a été difficile. Mais quelque part je me dit que c'est la preuve que le film est bon, puisqu'il ne m'a pas laissé indifférente.

Pour finir, The Lobster est un film à voir, c'est un beau film, avec des passages drôles, tristes, une tension rudement bien exploitée. Le film est assez lent, personnellement je trouve que ça renforce la tension et ça ne me dérange pas.

Allez-y donc! Et prenez bien soin de vous.

 

 

 

 

 

05 octobre 2015

Le Soleil et la Lune font incessamment la course sans jamais gagner.

Coercitif, coercitive  adj. Qui contraint.

Larousse de Poche, 1954

Il n'y a pas si longtemps, j'étais attablée dans un bar au doux nom de Liberté avec mon frère et des amis à lui. D'un naturel réservé, j'ai tendance à ne pas forcer mes qualités d'oratrice avec des gens que je ne connais pas. Surtout sur un débat sur le travail. Surtout quand on me lâche un mot comme "Coercitif". D'un côté de la table les amis tout en étude de sciences-po et thèse et de l'autre moi et mon frère et notre dyslexie latente. Le soir même, nous avons vérifié la définition, histoire d'être sûrs de ca que nous avancions. Puis nous avons passé deux jours à trouvé tout "coercitif", à droite, à gauche, à la cantonade et encore aujourd'hui.

 

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Si je ressort ce mot maintenant, avec la plus grande fierté je dois l'avouer, c'est qu'il y a du coercitif dans l'air.

J'ai déjà parler ici et dans plusieurs autres articles par-ci,par-là, de ma vision du féminisme. Je ne compte pas vraiment y revenir. Mais c'est difficile. Difficile parce que régulièrement nous sommes confronté a cette question. Partout. Réalité et réseaux sociaux confondus. Cette opposition quasi-systématique des filles contre les garçons me fatigue. Je n'ai pas lu le manuel de la bonne féminisme, mais en règle général, je crois que la tolérance est une valeur assez importante dans la société. Et qu'une minorité d'individu de devrait pas être considéré comme une généralité. 

Je sais c'est un tant soit peu naïf. Mais c'est aussi une façon de se battre pour que les choses changent.

"Les choses n'ont que la valeur que nous leur attribuons."

Molière  (booyah!)

 

Parce que si je commence cet article avec une définition, c'est parce qu'aujourd'hui le féminisme me semble être un principe coercitif, aussi bien pour les filles que pour les garçons.

J'ai été affligée par l'article d'Anaïs Condomines (que vous pouvez retrouver) sur les propos de Marion Cotillard et le féminisme. Outre que l'article est peu étoffé et se contente de quelques citations, la journaliste nous offre en prime un peu de bashing avec une vidéo de la fameuse mort de l'actrice dans Batman. "Il ne s'agit pas forcément de jouer les méchantes hystériques", j'en doute.

 J'ai été déçue par une illustratrice que j'aime beaucoup, quand je vois la haine qu'elle trimballe. Ca me gave. Parce que ça me renvoie à cette image de harpie qu'on associe à la femme qui se bat/qui a de l'ambition. Et quand je vois tous les petits détails sur lesquels elle pinaille ou les gens qu'elle blâme pour tel ou tel principe féministe, ça me rend tristesse, colère et consternation. 

Mais heureusement, je trouve aussi des personnes qui ont un avis semblable au mien sur la question. Comme vous pouvez le constater avec cette excellent article de Naya Ali sur madmoizelle.com ou cette vidéo de Ginger Force (dont vous pouvez vous délecter de la chaîne Youtube ici).

 

Sur ce je vais manger un kinder surprise, de la boîte bleu de garçon avec les jeux de garçons comme les robots et les dinosaures, pour fêter les trois du blog (que j'avais complètement zappé avant de voir un émoticom sur ma barre de contrôle).