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Picot Camille

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10 septembre 2021

12 novembre 2023

J'ai calculé.

Marilyn Monroe a vécut 13214 jours. Si moi aussi je vis 13214 jours, je mourrais le 12 novembre 2023.

C'est bête, mais cela me rassure. Avoir une date de fin, comme la limite de péremption à la souffrance pendant les périodes de dépression. 

Même si mourir un dimanche ce ne doit pas être très commode. Mais pour Marilyn aussi c'était un dimanche. On s'accroche au hasard que l'on peut.

Photo : George Barris, 1er juillet 1962

 

 

Dans ces moments de tristesse profonde, je remplis mon carnet. J'oublie le monde et je m'en invente un plus accommodant sur des pages vierges. Un test de personnalité a révélé un score déplorable aux catégories : "va spontanément vers les autres" et "accepte les critiques émises". Deux gros défauts donc qui, contre toute attente, sont des comportements associés à la réussite du métier d'écrivain. 

Alors je continue à remplir mes pages.

 

J'ai laissé ce blog à l'abandon, prise à droite à gauche, mais je vais continuer. Sur le cinéma, mes lectures, mes mots, je vais continuer. Parce qu'en ce moment tout se met naturellement en place pour que je puisse le faire. Parce que la Camille Picot du test de personnalité n'a pas peur de son potentiel.

"

Camille Picot possède un potentiel fort par rapport au poste Écrivain. Ses comportements naturels semblent être en bonne cohérence par rapport à ceux qui ont été identifiés comme favorisant la réussite dans ce poste. Par conséquent, elle ne devrait pas avoir de difficulté à présenter les attitudes et les comportements requis pour performer dans le poste.

"

Alors pourquoi pas ?

Au moins jusqu'au 12 novembre 2023.

 

 

Ce qui veux aussi dire que si le 12 novembre est un dimanche, le 11 sera un samedi. Pas de chance pour ceux qui voulait un grand week-end.

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2 mai 2019

Peau et cicatrice

Attirée par la couverture et le titre, j'ai succombé à Peau, a propos de sexe, de classe et de littérature est un recueil d'essais de Dorothy Allison réédité chez Cambourakis dans leur collection Sorcières.

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Composé de courts textes, ce livre présente différentes réflexions de l'auteure sur sa condition: de femme, d'auteure, de lesbienne, d'activiste, de féministe, issue d'une famille pauvre du sud des Etats-Unis, violentée  et abusée dans son enfance. Rares sont les auteurs qui m'ont à ce point touché. Souvent je lis avant de m'endormir, les dents lavées, en pyjama sous ma couette, bien à l'aise. Avec ce livre, toutes mes soirées sont des pyjamas-party avec une copine et des confidences.  

 

"Le bon droit, je leur ai dit, c'est de se sentir nous plutôt que ils. Vous pensez que vous avez droit à des choses, que vous avez une place sur cette terre, et ça fait tellement partie intégrante de vous que vous ne pouvez pas imaginer que des gens comme moi, des gens qui semblent vivre dans votre monde, n'en font pas partie."

Dorothy Allison, Une question de classe, Peau

 

L'auteure y est touchante, honnête. Le soin apporté à la traduction est perceptible dès l'introduction. J'aime vraiment beaucoup ce format de petits essais sur quelques pages pour développer une idée, qui devient au final une sorte de biographie intime. Ce qui m'émeut c'est la démarche que Dorothy Allison utilise, elle part généralement d'une anecdote personnelle pour l'ouvrir sur une question plus large. Ainsi sans jugement, souvent avec humour et toujours avec honnêteté,  elle nous développe son raisonnement. 

Je vous conseille ce livre si comme moi l'identité est un sujet qui vous interroge: construire son identité dans une société qui a des normes, dépasser les normes de cette société pour se confronter à ses peurs et son dégouts, trouver sa propre version de l'érotisme et du fantasme. Ce livre, pour peu que vous soyez curieux, est un magnifique ouvrage pour se questionner. Et je vous le recommande.

 

 

Portée pas cette lecture, je me met à soliloquer seule.

Dernièrement, et suite à la rencontre avec une de mes anciennes profs de théâtre, j'ai repensé à cette amie qui était dans ce cours. C'était une super copine et du jour au lendemain sans vraiment savoir pourquoi, elle n'a plus donné de nouvelle.

Que ceux qui s'inquiètent, se rassurent, elle est en vie.

Qu'aimerai-je lui dire? 

Que j'ai épuisé ma fierté, ma colère et mon orgueil, que maintenant il n'y a plus qu'un vide. Comme la Peau de Dorothy Allison, la mienne est parcouru de cicatrices. Certaines s'effaçants plus rapidement que d'autres. Disparaitront-elles avec le temps? Celle au-dessus de ma lèvre, héritée d'un accident à mes 8 ans, est toujours présente. Elle esquisse une barre sur ma bouche. Tais-toi, semblerai-t-elle me dire. 

Et puis il y a ce que nous laisse les rencontres. La tienne. Celle-ci est encore présente, elle ne me fait plus mal mais de temps en temps elle se rouvre. Tu es une plaie, parfois infectée où le pus s'écoule. Ce sont les moments où je suis bête qui font ça, où je me pense assez maligne pour jouer les indifférentes. Puisque j'ai cicatrisé. Mais je finis toujours par y retoucher. Je suis complètement capable de me gratter jusqu'au sang. 

 

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Ps: j'ai toujours 2 dvd à toi.

14 mars 2019

Isn't It Romantic - Todd Strauss-Schulson

En amour comme en stratégie militaire, il faut assurer son derrière.

Cela pourrait-être la moral d'une fable. Ou la devise d'une famille puissante et lubrique.

Ou celle d'une trentenaire dépassée.

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C'est un peu le cas de Natalie (Rebel Wilson), architecte à New-York qui tente tant bien que mal de s'imposer dans son travail. Même si elle se retrouve le plus souvent à faire un boulot d'assistante, à servir des cafés ou à réparer la photocopieuse. Natalie est vénère, contre le monde entier et depuis ça plus tendre enfance, quand ça mère lui a dit d'arrêter de rêvasser devant les comédies romatiques. Sauf que, suite à une agression, Natalie va se réveiller en plein milieu d'une de ses comédies qu'elle déteste et en devenir l'héroïne.

 

ISN'T IT ROMANTIC Bande Annonce VF (Comédie, 2019) Priyanka Chopra, Rebel Wilson, Netflix

Isn't It Romantic de Todd Strauss-Schulson est un agréable de film d'1h28 qui s'amuse à détricoter tous les clichés des comédies romantiques. C'est très drôle et on se dit "oui c'est vrai" mais c'est un peu tout et c'est bien dommage. Car au final le film reste très attendu. Rebel Wilson y joue un rôle qui reste dans les cordes d'Amy la Baleine de Pitch Perfect. Les autres acteurs (Liam Hemsworth, Adam Devine, Priyanka Chopra et Betty Gilpin) ont beau s'amuser et être parfait dans leurs rôles, leurs personnages ne sont pas assez développés pour passer à l'échelle de la "superbe interprétation". Tout comme le scénario dont leur seul leitmotiv est "à quel cliché de comédie romantique l'héroïne doit faire face". Et si quelques idées sont bien trouvées (mes préférées étant, comme d'habitude, dans la bande-annonce) on est loin d'être toujours sur de l'épatant.

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Cependant on peut reconnaitre une bel maîtrise des codes à Isn't It Romantic, que ce soit dans les ambiances, les références ou les couleurs. Les différences entre le New-York réel et celui fantasmé de la comédie romantique sont assez chouettes.

En conclusion Isn't It Romantic est le parfait film à se voir entre amis autour d'une pizza, vous passez un bon moment, vous pouvez parler pendant. Où l'associer au tradionnel pot de glace pour un plaisir solitaire.

 

Dans un autre genre (plutôt giallo/thriller), nous jouons toujours ma pièce Charlie Est au Théâtre Pixel, les mercredis à 19h30 et ce jusqu'au 10 avril. 

Vous pouvez réserver sur billet reduc et comme ça finit tôt, on peut aller boire un verre ensuite! 

Théâtre Pixel

18 rue Championnet

750018 Paris

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28 février 2019

La gigue des joyeux trentenaires

Dans les séries, les films et le sens commun, la trentenaire est souvent une femme affairée qui accomplie à la fois son épanouissement professionnel et amoureux dans une série de situations cocasses. Elle n'a pas forcement 30 ans pile, mais oscille entre la deuxième moitié de la vingtaine et la première  de la trentaine. Ce qui fait quand même pas mal de nanas, d'ovaires et de nichons. 

Au moment où ces héroïnes modernes parcours le monde en stiletto, stan smith ou robe cintrée, j'arbore mon look d'ado jean/hoodie en zappant dès que possible l'étape soutien gorge. Je suis cet adolescent dans un corps de femme, inadapté et anachronique, comme écrire pour un blog en 2019. 

The Bold Type

 

Comme en ce moment mon job alimentaire est un véritable fiasco, ambiance valse de pantins sur discours hypocrite, je me suis dit qu'il fallait tenter ma chance en amour. Après je tente les jeux. Et suite au énième lapin d'une "relation" qui tire plus vers le plan cul (que je suis censée fuir), je m'inscris sur une application de rencontres.

 

 

"J'ai le choix d'être constamment active et heureuse ou introspectivement passive et triste."

Sylvia Plath

 

 

De base, je ne suis pas très application de rencontres. Rencontres tout court même. Ma dernière tentative date d'il y a 10 ans et n'avait pas été très intéressante: vous l'avez eu aussi ce mec qui se permet des blagues ou remarques lourdes pour cacher son malaise de ne pas être à la hauteur? Moi j'en ai au moins croisé deux ou trois...

Mais l'expérience date et je me sens aventurière. Je me rêve comme un dresseur pokemon qui débute. Quelle stratégie adopter? Se concentrer sur son champion du moment ou attraper les tous? 

Bridget Jones Diary

Alors?

J'ai beau avoir eu une belle collection de cartes, des brillantes et des plus communes, rien au final n'a éveillé ma volonté de devenir le meilleur dresseur. Si je gère le premier rencard, dans mon rôle de trentenaire fun et sympathique, je m'ennuie dès le second, je loupe les signaux de type roulage de pelle et je me retrouve à combler les silences avec des histoires débiles tout en pensant que je devrais me taire. Et surtout je trouve l'exercice vain, c'est ennuyeux d'être en face de cet inconnu, qu'on a choisi sur un premier regard plus ou moins au pif, et apprendre à le connaître, faire sa belle, être drôle et intéressante. J'ai déjà envie de me tirer. Pourquoi je suis là alors qu'il y a du fromage de chèvre dans mon frigo?

En fait ce que je reproche au système, c'est sa paresse. Rencontrer quelqu'un, ce n'est pas se voir apporter tout un panel de profil, connaître quelqu'un ce n'est pas échanger des banalités autour d'un verre. Au fond je ne cherche pas à attraper un pokemon, je cherche a trouver un autre dresseur avec qui les attraper. Il commence à faire beau en plus, ce qui est parfait pour se remettre à Pokemon Go (vous vous souvenez quand c'était à la mode, il y a longtemps, comme les blog). 

Et puis au fond, je suis plus à l'aise avec ma solitude qu'avec les déceptions qui accompagnent le prétendant. Au moins, je sais ce qu'elle me réserve, ce n'est pas une de ces équations bizarres qui m'échappent.

En conclusion, loin des trentenaires vidéorêvée, je reste cette sauvage qui choisis ces vêtements parce qu'ils ne se repassent pas, qui est "à l'ancienne" et préfère te connaître avant de te séduire. 

 

CrazyExGirlfriend

 

Et pour finir un petit instant promo

Dans une semaine, nous allons jouer ma pièce de théâtre Charlie Est. Elle faisait l'objet du précédent post.C'est ma première pièce écrite et mise en scène et c'est vraiment un projet qui me tient à cœur, qui, je l'espère, représente ce qui me meut. C'est dans un petit théâtre de poche dans le 18ème arrondissement de Paris que nous jouerons 6 dates. Je vous mets toutes les informations ci-dessous avec le lien du théâtre et celui de billet réduc!

 

CHARLIE EST

au Théâtre Pixel

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La compagnie Rosa Rossa s’inspire du quotidien pour en faire ressortir sa poésie, dans une constante recherche et interrogation des arts de la scène. C’est dans ce cadre que Charlie Est a vu le jour.

Charlie Est, du verbe être, un titre sans fin, est la rencontre de deux solitudes poursuivit par leurs propres afflictions. Il y a Charlie, un jeune homme engoncé par une éducation stricte reçu par sa grand-mère morte et Maria, une jeune femme éprise de désirs cherchant la liberté de les obtenir. 

Cette pièce autant inspiré du giallo que du glam rock, est un conte moderne où il est question de désir, de pulsion et du regard des autres. Dans cette traversé de l’intime tout en lumière, la lumière et le corps sont comme les mots, un langage.

Les mercredis 6, 13, 20 et 27 mars, ainsi que les 3 et 10 avril 2019
à 19h30
au Théâtre Pixel
18 rue Championnet, 75018 Paris
métro: simplon, porte de clignancourt
 
Charlie Est

Théâtre contemporain Charlie Est, du verbe être, raconte la rencontre de deux solitudes, celle de Charlie à l'esprit torturé et de Maria, éprise de liberté. Théâtre Pixel à Paris, vos places à partir de 12,95€/pers* au lieu de 17,50€ avec Camille Picot, Jeremy Flaum mis en scène par Camille Picot

https://www.billetreduc.com

En vous disant à bientôt!

25 avril 2018

Une bien longue absence - Charlie Est

C'est une bien longue absence.

Plus de deux ans.

A l'ère d'internet c'est très long. C'est même un peu la mort. Alors que dans la vie réelle c'était plutôt le contraire.

Cette absence date à quelques mois prêt le début d'un nouveau projet, mon bébé, Charlie Est (du verbe être).

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C'est une pièce que j'ai écris avec mes petites mains, que j'ai mise en scène et que j'ai même joué en mars dernier. C'est un projet qui est encore en travaux, qui tend à s'améliorer, à trouver son identité à chaque représentation. J'ai très envie de vous le faire partager.

 

 

Synopsis

Charlie est , un titre sans fin, est la rencontre de deux solitudes poursuivit par leurs propres afflictions. Il y a Charlie, un jeune homme engoncé par une éducation stricte reçu par sa grand-mère morte et Maria, une jeune femme éprise de désirs cherchant à la liberté de les obtenir. 

J'y traite des thèmes qui me sont chers: le désir, la féminité, le harcèlement, la façon dont la société nous pèse, la double personnalitée. 

 

 

"Je ne veux pas être en couple.

J’aime trop l’amour pour ça. Pas juste le faire. Mais ce moment de la rencontre où tout votre corps vibre comme un dildo.

Au cinéma, ce serait ralenti, musique et gros plan. En vrai c’est tellement mieux.

J’en suis accro. Je ne m’accroche jamais."

Maria-Charlie Est

 

 

 

Jeremy Flaum est Charlie

 

Ce qui m'intéresse à l'avenir pour Charlie Est, c'est l'idée de parcour et de "spec-acteur". J'avais vu au 104, La Foresta Que Anda de Christiane Jatahy l'année dernière. Il n'y avais pas de scène, de "public" à proprement dit. Nous étions plutôt dans un lieu d'exposition, avec buffet et vidéos. Certains spectateurs étaient munis d'oreillettes et recevait des "directions", ils créaient ainsi l'acte théâtral. 

Cette démarche m'a beaucoup intéressée. Sortir le théâtre de ses gonds est tout un programme. Surtout en France je dirais, il y a une tradition de théâtre classique qui privilégie le message principalement par le texte. Charlie est cherche à travailler autant dans le corps que dans le texte. Prendre le corps comme un langage autant que le texte, tout ce qu’il dit et que les mots ne disent pas. L’expression corporelle est un moyen plus universel et plus direct de faire passer de l’émotion, là où la langue peut diviser. Les spectacles d'Olivier Dubois et de Guillaume Vincent ont été de vraies sources d'inspiration.

 

Dans le rôle de Maria

 

 Le travail continue donc et j'espère pouvoir vous informer bientôt pour de nouvelles représentations. En attendant vous pouvez découvrir le teaser de Charlie Est à la fin de ce message. N'hésitez pas à me contacter si vous avez des théâtres à me proposer ou même mieux, des lieux insolites que nous pourrions employer tels des maisons vides, des manufactures désafectée, des granges, etc.

A bientôt. Promis.

 

Charlie Est / Camille Picot / Cie Rosa Rossa

 

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5 février 2016

Sylvia Plath

Pour mon anniversaire, un ami m'a offert un livre contenant les œuvres de Sylvia Plath. Jusque-là inconnue au bataillon, je me suis lancée, sachant que l'auteur avait tout pour me plaire, un talent étouffé par une époque et qui s'éteint en pleins vol. 

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J'ai dévoré la biographie qui commence le recueil. Elle est extrêmement bien faite, accompagnée d'extraits et de photos.

Sylvia Plath est une écrivain américaine né en 1932. elle a eu une scolarité brillante, lui valant un stage d'été comme éditrice du magazine de mode Mademoiselle avec un petit groupe d'étudiantes. L'univers superficiel et mondain de la mode féminine ainsi que les mauvaises relations que celle-ci entretiens avec sa directrice, qui ne manque pas de la critiquer, lui donnent angoisses et déceptions. Quand elle reviens chez elle, elle se retrouve tellement déprimée qu'elle doit subir un traitement aux électrochocs. Un mois après, Sylvia fait une tentative de suicide et restera internée jusqu'à la fin de l'année.

"Le Dr Gordon fixait deux plaques de métal de chaque côté de ma tête. Il les a maintenues en place avec des attaches qui me sciaient le front, puis il m'a donné un fil métallique à mordre. J'ai fermé les yeux. Il s'est produit un bref silence, comme un souffle intérieur. Puis, quelque chose s'est abaissé pour m'emporter et m'a secoué comme si c'était la fin du monde. Whiii-ii-ii-ii-ii, cela me vrillait à l'intérieur comme dans un espace parcouru d'éclairs bleus, et à chaque éclair de grandes secousses me rossaient jusqu'à ce que je sente mes os briser et la sève me fuir comme celle d'une plante sectionnée.

Je me suis demandé quelle chose terrible j'avais bien pu commettre."

La cloche de verre, chapitre XII

 

Sylvia travaillera d'arrache-pied pour s'en sortir, faire sa place sur la scène littéraire américaine. Mais les années 50 n'étants pas les plus bienveillantes avec les femmes cherchant à s'affranchir, elle sera sans cesse confrontée aux insuccès à la différence de ces homologues masculins (dont son mari). Après une suite de désillusions (autant professionnelles que amoureuses), Sylvia Plath mettra fin à ses jours à 30 ans, en s'étouffant au gaz de la cuisinière, en ayant en préalable beurré les tartines de ces enfants, les avoir laissé près de leurs lits, puis avoir ouvert la fenêtre et calfeutré la porte.

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Si j'ai dévoré l'unique roman que Sylvia Plath, La Cloche de Verre (qu'on peut trouver aussi sous le nom La Cloche de Détresse, Anaïs Nin ayant elle aussi écrit un livre se nommant La Cloche de Verre), j'ai été moins réceptive à ces poèmes. Parce que l'édition que je possède ne nous donne que les traductions françaises. Je suis loin d'être bilingue mais je pense que la poésie étant plus un Art des mots qu'un art du sens.

Il me reste encore pas mal de chose à lire, je déguste avec parcimonie chaque morceau. Faisant des pauses régulièrement pour en avoir encore à lire.

En conclusion, Sylvia Plath est une artiste trop méconnue dans notre pays, que j'ai envie de vous faire découvrir. C'est une sensibilité exacerbée, intéressante et révoltée qui est extrêmement actuelle.

"Dans le fond des forêts votre image me suit.
RACINE

There is a panther stalks me down:
  One day I'll have my death of him;
  His greed has set the woods aflame,
He prowls more lordly than the sun.
Most soft, most suavely glides that step,
  Advancing always at my back;
  From gaunt hemlock, rooks croak havoc:
The hunt is on, and sprung the trap.
Flayed by thorns I trek the rocks,
  Haggard through the hot white noon.
  Along red network of his veins
What fires run, what craving wakes?"

The Pursuit, Sylvia Plath

 

 

Sylvia Plath, Œuvres, édition Quarto Gallimard.

1 février 2016

Kiss Me Deadly de Robert Aldrich

Kiss Me Deadly est un des films les plus connu de Robert Aldrich. Il est sortie en 1955 au moment où les studio de cinéma s'essoufflent, et seront, quelques années plus tard, réveillés par le mouvement du "Nouvel Hollywood". On sent déjà la volonté d'Aldrich dans ce film de s'extraire du carcan des studios et de leur Code Hays. Pour cet article je vais essayer d'ouvrir un maximum de pistes sur ce film, afin d'en avoir une vision la plus complète possible. Je pense que c'est quelque chose que je fais naturellement déjà dans mes articles. Mais suite à une conversation avec un ami sur "la critique de film", je me suis rendue compte que c'est ce qui me plaisait le plus. Ouvrir des voies, chercher des significations, noter des coïncidences, etc.

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Une paire de jambe nues qui courent sur l'asphalte. Des halètements. Une jeune femme vêtue seulement d'un trench, tente d'arrêter les automobilistes. Après plusieurs échecs, elle se place au milieu de la route et stoppe la voiture de Mike Hammer. Le générique commence (à l'envers) sur une musique de Nat King Cole accompagné des sanglots de la jeune femme. Elle est belle et intelligente, fuit on-ne-sait-qui, elle a peur. Il est détective, bourru et vaniteux, juste assez pour qu'on appelle ça du charme. 

Mais ils sont rattrapés par un groupe d'hommes. Après avoir torturé et tué la jeune femme et laissé Mike Hammer pour mort dans un faux accident de la route. 

Trois jours après, notre détective se réveille à l'hôpital entouré de Velda, secrétaire et amante, et de Pat, un ami flic. Obsédé par ce qu'on veut lui cacher et qui a coûté la vie à la jeune femme, Mike entame alors son enquête parsemée de vamps, de gens terrorisés et de gens qui terrorisent. 

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Ce qui m'a d'abord impressionné dans Kiss Me Deadly, c'est l'importance des références. D'abord des références aux arts, de façon élargie:

La musique est bien sûr très présente par la bande son, cependant elle est souvent diégétique, c'est à dire que sa présence est justifié par une radio, un tourne disque, un groupe de jazz. Il y a un personnage de chanteur d'Opéra, à un moment, fasciné par la musique. Le premier plan où on le voit, il habite dans une sorte de mansarde où pendent des vêtements à droite à gauche, est une référence à l'Opéra. Vous avez d'un coté du cadre, le chanteur en train de chanter, un pantalon pendu qui fait office de rideau de théâtre puis Mike Hammer comme spectateur (en coulisse? en loge?). 

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De même qu'à un moment on voit une chanteuse dans un club de Jazz, celle-ci fait ensuite une apparition peu de temps après comme personnage. Ce qui, à mon avis, est une manière de se rapprocher d'un cinéma plus réel, ce qui sera, plus tard, l'apanage du "Nouvel Hollywood".

La danse, la peinture et la poésie sont évoqué par petite touche. Que ce soit Velda qui fait ses exercices à la barre, tous un plan travelling sur les œuvres contemporaines d'un collectionneur ou un poème de Christina Rossetti.

Mais le film s'accorde aussi à évoquer les arts plus élargies. Je dis "art" parce que je pense que si vous poussez une pratique, une culture au point de passion, il en ressort forcément quelque chose de plus ou moins "artistique". Ici il s'agit de boxe et d'automobile. Deux intérêts qui font la caractéristique des détectives à la testostérone. Plusieurs fois, on nous souligne que Mike est un as de la boxe. Une séquence nous montre une discussion entre Mike Hammer et un entraîneur de boxe. Cette séquence est intéressante car devant la beauté de la boxe d'une nouvelle recrue, l'art pur, Mike évoque le fait qu'avec une enveloppe pleine de billets, il ne pourra pas s'empêcher de se coucher. Et là on peut entamer un débat sur l'argent et l'art.

Mais il y a surtout beaucoup de référence à la mythologie et à la religion. Elles sont assez évidentes, surtout que le MacGuffin du film est une référence à la boîte de Pandore. Il y a dans les bonus du dvd que j'ai emprunté (l'édition 2013 des édition Carlotta) un intéressant entretiens "Désintégration" avec Philippe Rouyer qui en parle très bien. 

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Si je me suis tant attardée sur cette liste de références c'est car elle me permet de justifier en quoi, Kiss me Deadly est un film charnière dans le cinéma américain. C'est un polar qui utilise toutes les ficelles du genre mais en cherchant le renouveler. 

D'abord en lui donnant une plus grande promiscuité avec la réalité. Par exemple quand Velda fait son sport ou en plein cauchemar, elle transpire. Le film nous montre des personnages féminins non magnifiés, qu'elles soient habillés seulement de trench ou de peignoir sale, décoiffées, elles sont présentées tel quel. Ce qui me semble assez rare dans les films de studio.

Et puis en donnant tous un background de références littéraires et artistiques à son film, Aldrich intensifie le polar. En l'ouvrant à d'autres domaines, il sort celui-ci de son vase clôt auto-référencé. Par exemple, le MacGuffin du roman dont est issue le film, devait être un simple sac de drogue. En changeant celui-ci par quelque chose de plus "préoccupant" durant la guerre froide. D'ailleurs Aldrich sème ici et là dans son film des indices sur ce qu'est cet objet. Philippe Rouyer conseille d'ailleurs de re-regarder Kiss me Deadly pour avoir le plaisir de voir ces indices. Et je crois qu'il a raison.

Il y a aussi dans la façon de filmer d'Aldrich un côté labyrinthique. On l'a déjà dans le scénario avec une accumulation de noms (ce qui est suffisant pour me paumer). Dans les images ça donne une succession de portes, d'escaliers, de rues inconnues. Dans les propos de Phlippe Rouyer (cet entretiens est vraiment très complet) on apprend que dans le livre l'action se passe à New-York qui est une ville reconnaissable, cinématographique. En transposant l'action sur la côte Ouest, Aldrich arrive à perde son film. La ville est plus étendue. Je ne crois pas qu'il y est de vrais indicateurs sur le nom de la ville, peut-être un ou deux. On se doute que ce soit Los Angeles, mais pas de références précises ne nous est donnée.

Pour finir, beaucoup de plans sont vraiment magnifique. Que ce soit le jeu des silhouettes en contre-jour ou le jeu des plongés/ contre-plongés pour la descente d'un escalier. 

Kiss Me Deadly est donc un film pivot à voir absolument. Pour le fond comme pour la forme. J'avais découvert Aldrich avec What Ever Happened to Baby Jane? qui est un de mes films favoris et que je vous conseille également.

Voici les liens une approche intéressante sur le film: Mon cinéma à moi, Interlignage, DvdClassik et Ephphata.

7 janvier 2016

Bonne année et premier flash love.

Bonne Année 2016! Prenez bien soin de vous, que cette année soit plus belle que la précédente, que l'amour triomphe de la barbarie.

J'espère.

Pour moi, l'année commence bien, tranquillement. Visionnage de film, tentative de projets, travail et dessin.

Et dans le lot, j'ai vu un superbe film de Nagisa Oshima, A propos des Chansons Paillardes au Japon.

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J'avoue, c'est d'abord le titre qui m'a interloqué. A propos des Chansons Paillardes au Japon est un film de 1967, tourné sans scénario pré-écrit et avec des acteurs amateurs. Je pense que ce film (Nihon Shunka-Ko en version originale) fait partie de ce renouveau du genre apparu de part le monde dans les années 60 avec la Nouvelle Vague en France, Le nouvel Hollywood aux Etats-Unis, etc. D'ailleurs le film est une Production Sozosha, maison de production créé par le réalisateur lui-même et ses amis, afin de promouvoir la création de "nouveaux films" au Japon.

A Propos des Chansons Paillardes au Japon raconte l'histoire de quatre lycéens, venu à Tokyo passer les concours d'entrée à l'université. Quatre branleurs en somme, plus occupés à relooker les filles et à penser au sexe qu'à réussir leurs exams. Surtout quand ils croisent en salle de concours une magnifique jeune fille dont ils ne connaissent que le numéro d'examen: 469. S'en suit toute une expédition qui les mènera au professeur Otake et aux secrets des chansons paillardes. 


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 La première chose qui m'a ébahi dans ce film ce sont ces plans. Tant au niveau du cadrage, que des couleurs ou de la lumière. Je suis restée scotchée. Je crois que ce format très allongé joue beaucoup, on a souvent ces impressions de "peintures" pendant le film. On retrouve ce genre d'images très construites chez Peter Greenaway. Si vous voyez le genre.

Et j'ai adoré l'histoire. En tant normal, je ne suis pas très fan des choses "sans scénario pré-établi". Souvent il y a un aspect contemplatif un peu "cache-misère" sans vrai volonté derrière, sinon celle de meubler. Je le sais, je suis la première à la faire. Et je me soigne. 

L'histoire a autant de ramifications possibles que de sujets abordés. Mêlant réalité, fantasme, histoire intime et publique, vision des genres et du désir, document politique et culture populaire. Plusieurs fois dans le film, j'ai eu l'impression d'être embarquée dans une histoire complètement différente. 

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En conclusion, si vous avez l'occasion de voir A Propos des Chansons Paillardes au Japon, regardez-le. Pour ma part, ça m'ouvre une nouvelle porte au nom d'Oshima, avec pleins de choses à découvrir. 2016, envoie du lourd.

 

Un lien ici, plus centré sur l'histoire.

Une critique de Kurosawa cinéma.

Et celle du Journal de Pok.

20 novembre 2015

Fluctuat Nec Mergitur - The Lobster

Suite au mail très gentil d'une personne suivant ce blog, je me suis dit que peut-être il fallait que je vous donne des nouvelles. Au moins vous dire que ça allait, que j'étais en vie, aussi bête que ça puisse paraître, et que tous mes amis vont bien. J'ai beaucoup de chance.

 

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© Instagram Joann Sfar

 

Lundi soir, j'ai été voir The Lobster de Yorgos Lanthimos. Je n'en pouvais plus de rester chez moi (en faisant une sieste, j'ai rêvé que j'allais faire une sieste, je me suis dit stop) et quand ma copine Rock & Doll m'a proposé un ciné, j'ai accourue. 

 

En plus le film a gagné le Prix du Jury au festival de Cannes (2015). Mon BFF l'avait vu et en était sortie très emballé. Du coup je dis banco!

 

On pourrait dire que le film est une dystopie, c'est à a dire le contraire de l'utopie, dans une société imaginaire difficile ou impossible à lire, pleine de défauts et dont le modèle ne dois pas être imité (exemple: 1984 d'Orwell). D'ailleurs il y a en ce moment à la médiathèque Françoise Sagan, une table remplie d'œuvres sur la dystopie pour la sortie du dernier Hunger Game au quatrième étage.

Donc on suit David (Colin Farrell), un homme qui vient de perdre sa femme dans une société où il faut absolument être en couple. Il part alors dans un hôtel pour rencontrer d'autres célibataires comme lui. Seulement on est loin, très loin d'un club Med qui sent le soleil, le sexe et la piña colada. C'est plus un internat avec uniforme, horaires aménagés et chasse aux solitaires (des rebelles qui vivent dans les bois). David a une quarantaine de jours pour trouver une partenaire, une fois le temps écoulé il sera transformé en l'animal de son choix.

TheLobster

Disons le franchement, je crois que je n'ai pas apprécié ce film à sa juste valeur sur le coup. Les évènements du week-end, l'atmosphère qui s'en est dégagée, je n'étais pas dans les meilleurs conditions. Alors avec un peu de recul, je peut être plus objective sur ce que j'ai vu.

The Lobster est un très beau film. D'abord par sa réalisation, les images sont très belles, vraiment construites. L'utilisation des couleurs, de la lumière naturelle donne vraiment une identité au film. J'ai surtout beaucoup aimé toutes les questions que le film nous pose. Je trouve que le film met juste ce qu'il faut de fantastique pour nous interroger.

Le jeu des acteurs est particulier. Pour simplifier on pourrait dire qu'ils jouent "mal" mais ce serait passer à côté de tout le film. J'avoue que leur jeu n'a pas arrangé mes nerfs au moment du visionnage mais passons. Car ces personnages ne sont pas humains, ils n'ont aucunes émotions personnelles et leur comportement est uniquement motivé par la recherche d'un partenaire. De plus, on ne sait rien d'eux. La plupart n'ont pas de prénom et ont simplement une caractéristique, exemple: la jeune fille qui saigne du nez, la dame aux petits gâteaux, etc. Et quoi de plus difficile que de faire tomber amoureux des gens qui n'ont qu'un attribut pour toute personnalité. Surtout qu'aux yeux de la société, pour qu'un couple soit viable il doit avoir une distinction commune, exemple: les deux partenaires doivent boiter. 

Et c'est génial, parce qu'à vouloir théoriser le sentiment amoureux, lui donner des règles, Yorgos Lanthimos nous en donne une des plus belles définitions. Du meilleur comme du pire. Je ne préfère pas trop en dire, pour vous laisser la surprise. Hormis les renseignements que mon BFF m'avait donné je n'avais aucun autre élément de connaissance sur le film. Et je crois que ça a été un atout pour l'immersion, même si sur le coup ça a été difficile. Mais quelque part je me dit que c'est la preuve que le film est bon, puisqu'il ne m'a pas laissé indifférente.

Pour finir, The Lobster est un film à voir, c'est un beau film, avec des passages drôles, tristes, une tension rudement bien exploitée. Le film est assez lent, personnellement je trouve que ça renforce la tension et ça ne me dérange pas.

Allez-y donc! Et prenez bien soin de vous.

 

 

 

 

 

5 octobre 2015

Le Soleil et la Lune font incessamment la course sans jamais gagner.

Coercitif, coercitive  adj. Qui contraint.

Larousse de Poche, 1954

Il n'y a pas si longtemps, j'étais attablée dans un bar au doux nom de Liberté avec mon frère et des amis à lui. D'un naturel réservé, j'ai tendance à ne pas forcer mes qualités d'oratrice avec des gens que je ne connais pas. Surtout sur un débat sur le travail. Surtout quand on me lâche un mot comme "Coercitif". D'un côté de la table les amis tout en étude de sciences-po et thèse et de l'autre moi et mon frère et notre dyslexie latente. Le soir même, nous avons vérifié la définition, histoire d'être sûrs de ca que nous avancions. Puis nous avons passé deux jours à trouvé tout "coercitif", à droite, à gauche, à la cantonade et encore aujourd'hui.

 

tarot-soleiletlune

 

Si je ressort ce mot maintenant, avec la plus grande fierté je dois l'avouer, c'est qu'il y a du coercitif dans l'air.

J'ai déjà parler ici et dans plusieurs autres articles par-ci,par-là, de ma vision du féminisme. Je ne compte pas vraiment y revenir. Mais c'est difficile. Difficile parce que régulièrement nous sommes confronté a cette question. Partout. Réalité et réseaux sociaux confondus. Cette opposition quasi-systématique des filles contre les garçons me fatigue. Je n'ai pas lu le manuel de la bonne féminisme, mais en règle général, je crois que la tolérance est une valeur assez importante dans la société. Et qu'une minorité d'individu de devrait pas être considéré comme une généralité. 

Je sais c'est un tant soit peu naïf. Mais c'est aussi une façon de se battre pour que les choses changent.

"Les choses n'ont que la valeur que nous leur attribuons."

Molière  (booyah!)

 

Parce que si je commence cet article avec une définition, c'est parce qu'aujourd'hui le féminisme me semble être un principe coercitif, aussi bien pour les filles que pour les garçons.

J'ai été affligée par l'article d'Anaïs Condomines (que vous pouvez retrouver) sur les propos de Marion Cotillard et le féminisme. Outre que l'article est peu étoffé et se contente de quelques citations, la journaliste nous offre en prime un peu de bashing avec une vidéo de la fameuse mort de l'actrice dans Batman. "Il ne s'agit pas forcément de jouer les méchantes hystériques", j'en doute.

 J'ai été déçue par une illustratrice que j'aime beaucoup, quand je vois la haine qu'elle trimballe. Ca me gave. Parce que ça me renvoie à cette image de harpie qu'on associe à la femme qui se bat/qui a de l'ambition. Et quand je vois tous les petits détails sur lesquels elle pinaille ou les gens qu'elle blâme pour tel ou tel principe féministe, ça me rend tristesse, colère et consternation. 

Mais heureusement, je trouve aussi des personnes qui ont un avis semblable au mien sur la question. Comme vous pouvez le constater avec cette excellent article de Naya Ali sur madmoizelle.com ou cette vidéo de Ginger Force (dont vous pouvez vous délecter de la chaîne Youtube ici).

 

Sur ce je vais manger un kinder surprise, de la boîte bleu de garçon avec les jeux de garçons comme les robots et les dinosaures, pour fêter les trois du blog (que j'avais complètement zappé avant de voir un émoticom sur ma barre de contrôle).

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